samedi 13 juillet 2019

Ecole Occitane d’Art-thérapie de Béziers


Benvengut !



Jean-Louis Aguilar-Anton / Responsable pédagogique 

L’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT) associée à JLAA / Art-thérapies / Formation a le plaisir de vous annoncer la création de l’Ecole Occitane d’Art-thérapie (EOAT).

C’est à partir du constat suivant que nous avons décidé d’entrer en action, il s’agit du clivage récurant et stérile entre les artistes et les cliniciens à propos de l’art-thérapie. Mésententes, brouilles qui n’est pas sans rappeler la querelle des Anciens et des Modernes (La querelle des Anciens et des Modernes, également appelée querelle des Classiques et des Modernes, est un débat d'idées intense qui a agité le monde littéraire et artistique à la fin du XVIIe siècle.)

Clivage que nous retrouvons entre l’Art Brut et l’art psychopathologique, c’est-à-dire entre les artistes et les cliniciens (voir Jean Dubuffet et l’Art Brut 1945 VS L’art psychopathologique du Dr Robert Volmat 1955).

En effet, il y a deux portes d’entrée dans cette discipline, une entrée du côté de l’art et une entrée du côté de la thérapie mais il y a une condition sinequanone :  l’art est toujours au service du soin !

L’art-thérapie rencontre aujourd’hui une fracture dure concernant cette discipline qui fait partie des sciences molles (les sciences humaines).
Art-thérapie confusionante avec l’apport du développement personnel, du coaching, du bien-être et la spiritualité, etc… A partir de cette confusion , une multitude de formation en art-thérapie ont vu le jour en France ces dernières années.
Ce qui nous donne un tableau clinique de l’art-thérapie française sur le mode du morcellement, de la dissociation, de l’illusion d’un métier, d’une profession éternellement en devenir !

L’Ecole Occitane d’Art-Thérapie propose des formations sur mesure pour les artistes et les thérapeutes. Nous proposons l’unité possible entre art et thérapie, nous sommes le trait d’union !
Des art-thérapies pour soigner les malades, pas les clients !!!

Des art-thérapies pour soigner les malades sur le plan psychique, somatique et psychosomatique, c’est ce qui fait la différence et la singularité de notre approche !

Adessias !


PENSER L'ART-THÉRAPIE AUTREMENT ?


Le concept générique d'art-thérapie regroupe (selon moi) les disciplines des arts-plastiques, de la musique, de la danse, du théâtre, des arts de la scène...

Intégrer dans notre réflexion sur l'art-thérapie une ouverture aux médiations thérapeutiques, artistiques, culturelles et corporelles;

Intégrer dans notre réflexion sur l'art-thérapie un éclairage avec les 5 familles de la psychothérapie à savoir la psychanalyse, les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies systémiques, les thérapies humanistes et les thérapies à médiations corporelles.

Intégrer dans notre réflexion une approche intégrative avec une ouverture en direction de :
La psychanalyse (Freud, Jung, Reich, Lacan, Mélanie Klein, Marion Milner, Winnicott,etc…)
La psychologie, les psychothérapies humanistes, les TCC
La psychopathologie et la clinique
La psychiatrie, la pédiatrie, la gériatrie...
La psychopathologie de l'Expression.
L’anthropologie, l'ethnopsychiatrie, la philosophie, la phénoménologie...
La spiritualité laïque, les médiations corporelles (relaxation, sophrologie, méditation), etc...
La liste n'est pas exhaustive, vous avez surement des disciplines à rajouter ?

Mon Art-Thérapie est une Art-Thérapie humaniste centrée sur le sujet, utilisant des médiateurs thérapeutiques, artistiques, culturels et corporels, avec pour finalité toujours le soin psychique, que ce soit chez le sujet pendant la phase dépressive ou chez le patient psychotique.
Ce qui est important à mes yeux, c’est de donner un sens, une dynamique de vie, relancer l’élan vital et tout simplement de redonner le goût de vivre au sujet en souffrance
Avec le souci pour l’art-thérapeute, d’être en équilibre sur le trait d’union qui sépare ou qui unit Art et Thérapie.

Encore un mot, pour finir, une citation de François Tosquelles, psychiatre et psychanalyste, fondateur de la psychothérapie institutionnelle à St-Alban:
« Chacun ne peut suivre la rencontre avec soi-même qu’à son propre rythme, à condition de n’être assujetti à aucun dogme. »

Contacts : Jean-Louis Aguilar-Anton / Responsable pédagogique 
jlaa.artiste@gmail.com


mardi 9 juillet 2019

Supervision en art-thérapie


JLAA / Art-thérapies / Formation vous propose

         Une formation réservée aux intervenants en art-thérapie

Pensez l’art-thérapie autrement !


 « Supervision en art-thérapie»

Dates :14 et 15 décembre 2019
Samedi 
9h30 Accueil café

·        L’invention des ateliers : « La stratégie du détour»
- le gribouillis
- le dessin à l’aveugle
- la carte postale
- de la figuration à l’abstraction
- le mandala…
·        Débriefing

12h30 à 13h30 Pause-repas (repas tiré du sac)

13h30-17h30

·        Il sera demandé aux stagiaires de présenter un cas clinique et de le commenter.
·        Débriefing

Dimanche
9h30 Accueil café

·        Il sera demandé aux stagiaires de mettre en place et d’animer un atelier de leur choix dans le cadre d’une médiation thérapeutique ou artistique ou culturelle ou corporelle.
·        Débriefing

12h30-13h30  Pause repas (repas tiré du sac)

13h30-17h30

·        Il sera demandé aux stagiaires de mettre en place et d’animer un atelier de leur choix dans le cadre d’une médiation thérapeutique ou artistique ou culturelle ou corporelle.
·        Débriefing

Bilan du stage

Formateur : Jean-Louis Aguilar

·        art-thérapeute spécialisé en médiations thérapeutiques, artistiques, culturelles et corporelles 

·        DU « Psychiatrie, Psychothérapies médiatisées et Créativité » Faculté de Médecine Paul Sabatier de Toulouse

·        Certificat de Praticien en Art-thérapie / INFIPP de Lyon

·        Certificat de Praticien en médiation corporelle et relaxation
CRESMEP (Centre de psychosomatique relationnelle de Montpellier)

·        DU de « Médecine, Méditation et Neurosciences » Faculté de Médecine de Strasbourg

·        Enseignant-vacataire au CHU Purpan de Toulouse
DU « Psychiatrie, Psychothérapies médiatisées et Art-thérapie » dirigé par le Dr François Granier

·        Enseignant-vacataire Université Jean Jaurès de Toulouse
DU « Art-thérapies » dirigé par le Pr. Jean-Luc Sudres
Membre de l’équipe pédagogique du DU Art-thérapies du Pr Sudres

·        Chargé de cours et chercheur en Art-thérapie au CEPPA
Centre Européen de Psychologie clinique et de Psychanalyse
dirigé par le Dr Fred Fliege à Frontignan

·        Enseignant-vacataire à Université de Gérone (Espagne)
Master d’Arteterapia dirigé par Miguel Izuel / Psychanalyste et art-thérapeute

·        Président de l’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)

·        Directeur de Recherche Associative au CSRA
(Comité Scientifique de Recherche en Art-thérapie de l’ARAT)

*******************************************************************************
Horaires de la formation de 9h30 à 17h30 soit 14heures

Lieu : Béziers

JLAA / Art-thérapies / Formation
Port. 0683595110

Tarifs :
400€ Formation continue (employeur)
220€ individuel (salarié)
Ce tarif comprend les pauses-café, les collations et le matériel pédagogique.

Groupe de 4 personnes maxi

Les inscriptions ne sont effectives qu’à réception de votre bulletin d’inscription accompagné de votre chèque avant le 30 novembre 2019.
Votre chèque ne sera encaissé que lorsque vous aurez effectué la formation, en cas d’annulation il ne sera pas encaissé.




Bulletin d’inscription :
Nom :
Prénom :
Adresse :

Mail :
Téléphone :

Bulletin d’inscription et chèque à :
Jean-Louis Aguilar
9, rue Julien Imbert
34500 Béziers


Matériels nécessaires pour le stage d’art-thérapie :
le matériel est fourni par JLAA / Art-thérapies/ Formation

Matériels nécessaires pour le stage d’art-thérapie :
1 vidéoprojecteur
1 écran de projection

Suivant la médiation choisie :

Atelier arts plastiques :
Canson (format raisin)
Peintures et pinceaux
Crayons, pastels, aquarelles…
Terre
Collages, magasines, colle bâtons, ciseaux…

Atelier corporel :
Amenez votre tapis de sol, coussins, zafou…

Atelier culturel :
Visites d’exposition, amenez votre appareil photo…


JLAA / ART-THERAPIES / FORMATION
Enseignant-Art-thérapeute-auto-entrepreneur
N° de Siret 82969583200016


Association ARAT N° de Siret 53384433800012
N° de prestataire de formation professionnelle continue 76340938134 



Gestion du stress, du burn-out et des dépressions par la médiation corporelle

JLAA / Art-thérapies / Formation vous propose



Pensez l’art-thérapie autrement !

MODULE 3
 Gestion du stress, du burn-out et des dépressions par la médiation corporelle

Dates : 14 et 15 septembre 2019

Samedi
9h30 Accueil café

2 vignettes cliniques sur ma prise en charge de patients en ateliers thérapeutiques

Atelier d’écoute musicale + débriefing

12h30 à 13h30 Pause-repas (tiré du sac)

13h30-17h30
La question de l’impasse thérapeutique

Introduction la psychosomatique relationnelle

Atelier de relaxation + débriefing

Dimanche
9h30 Accueil café

« Atelier de relation d’aide et de relaxation » + débriefing
L’apport de Carl Rogers dans la psychothérapie humaniste
Techniques de relaxation, de cohérence cardiaque et de méditation

Film « Les étonnantes vertus de la Méditation »

Atelier de méditation + débriefing
Marche méditative + débriefing

12h30 à 13h30 Pause repas (tiré du sac)

13h30-17h30
Méditation laïque, bouddhiste, de pleine conscience, de pleine présence et spiritualité laïque.

Apports des neurosciences : l’épigénétique

Formateur : Jean-Louis Aguilar

art-thérapeute spécialisé en médiations thérapeutiques, artistiques, culturelles et corporelles

DU « Psychiatrie, Psychothérapies médiatisées et Créativité » Faculté de Médecine Paul Sabatier de Toulouse

Certificat de Praticien en Art-thérapie / INFIPP de Lyon

Certificat de Praticien en médiation corporelle et relaxation
CRESMEP (Centre de psychosomatique relationnelle de Montpellier)

DU de « Médecine, Méditation et Neurosciences » Faculté de Médecine de Strasbourg

Enseignant-vacataire au CHU Purpan de Toulouse
DU « Psychiatrie, Psychothérapies médiatisées et Art-thérapie » dirigé par le Dr François Granier

Enseignant-vacataire Université Jean Jaurès de Toulouse
DU « Art-thérapies » dirigé par le Pr. Jean-Luc Sudres
Membre de l’équipe pédagogique du DU Art-thérapies du Pr Sudres

Chargé de cours et chercheur en Art-thérapie au CEPPA
Centre Européen de Psychologie clinique et de Psychanalyse
dirigé par le Dr Fred Fliege à Frontignan

Enseignant-vacataire à Université de Gérone (Espagne)
Master d’Arteterapia dirigé par Miguel Izuel / Psychanalyste et art-thérapeute

Président de l’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)

Directeur de Recherche Associative au CSRA
(Comité Scientifique de Recherche en Art-thérapie de l’ARAT)

*********************************************************************************
Horaires de la formation de 9h30 à 17h30 soit 14 heures de formation

Lieu : Béziers

JLAA / Art-thérapies / Formation
jlaa.artiste@gmail.com
Port. 0683595110

Tarifs :
400€ Formation continue (employeur)
220€ individuel (salarié)
Ce tarif comprend les pauses-café, les collations et le matériel pédagogique.

Groupe de 4 personnes maxi

Les inscriptions ne sont effectives qu’à réception de votre bulletin d’inscription accompagné de votre chèque avant le 30 août 2019.
Votre chèque ne sera encaissé que lorsque vous aurez effectué la formation, en cas d’annulation il ne sera pas encaissé.

Bulletin d’inscription :
Nom :
Prénom :
Adresse :

Mail :
Téléphone :

Bulletin d’inscription et chèque à :
Jean-Louis Aguilar
9, rue Julien Imbert
34500 Béziers

********************************************************************************

Matériels nécessaires pour le stage d’art-thérapie :
le matériel est fourni par JLAA / Art-thérapies/ Formation

1 vidéoprojecteur
1 écran de projection

Atelier de Médiation corporelle :
Apportez votre tapis de sol pour la relaxation, coussins, zafou


JLAA / ART-THERAPIES / FORMATION
Enseignant-Art-thérapeute-auto-entrepreneur
N° de Siret 82969583200016


Association ARAT N° de Siret 53384433800012
N° de prestataire de formation professionnelle continue 76340938134

samedi 29 juin 2019

De l'art-thérapie en veux-tu ... en voilà !


L'art-thérapie à la casse ?

Sur un autre Groupe Facebook destiné (« la destinée », encore elle !) de l’Art-thérapie apparaissait sous la plume d’une collègue la belle réflexion suivante : « (…) J'ai été contactée par plusieurs établissements (Ehpad, école d'infirmières) pour me proposer des prestations d'Art thérapie ou de Musicothérapie. Mais c'était dans le seul but de ''former'' des aides-soignantes ou des infirmières à ma pratique professionnelle. Malgré une bonne rémunération j'ai bien entendu refusé. (…) » Comme d’habitude le flot des réflexions, souvent non et/ou mal non argumentées, allant des questions de la formation à celles sur la profession sont légion. Elles ne pouvaient à l’instar « d’un baroud d’honneur » (cela satisfera et/ou rassurera quelques-uns) que susciter la réponse circonstanciée ci-dessous.

Consternant de voir que les faits, les stratégies et turpitudes les plus élémentaires restent méconnues et/ou dans une pénombre aussi glauque qu’entretenue (et même savamment) en matière d’Art-thérapie.

Reprenons - et cela est fatiguant mais une constante en matière de pédagogie qui amène à se mettre dans une position de « Sujet supposé savoir » peut compatible avec celle de Clinicien (de la psychanalyse incluse) - ; donc je vais assumer le temps de cet écrit (bien entendu étayé sur des faits et des documents ad hoc) cette paradoxalité à même de soulever un torrent d’agressivités et d’insultes (classique en cet endroit) :
· Vous ne prenez pas la proposition de former « en express » des Aides-soignantes ou des Infirmières en vous arc boutant sur des une définition de la profession (non officielle) émanant d’une quelconque association et/ou école qui édicte peut-être aussi un Code de Déontologie (le sien ; qui n’a donc en Droit aucune force contraignante et donc aucune valeur réelle) truffé de principes d’Ethique (peut-être «  des tiques ») intéressant pour ceux qui de toute façon aurait agi, dans telle ou telle situation problématique, de la même manière sans eux. L’Ethique cela se vit dans son être Clinicien.
Effectivement d’autres « Art-thérapeutes », comme le dit Nam Aste prendront ce job. Ils auront même parfois été formé « en fast food » ou pas par les mêmes écoles que vous avec les mêmes courants.

Illusion de croire que les Aides-soignantes ou les Infirmières que nous pourrions « former » (plutôt « déformer » vont devenir par enchantement des Art-thérapeutes et prendre « notre place », « notre travail ». Ils pourront certes en avoir l’illusion, un temps mais la sanction de ce que l’on appelle « thérapie » (au sens de « psychothérapie ») advient en général de manière brutale et parfois catastrophique (l’art-thérapie peut conduire à des souffrances et côtoyer le mortifère).

· Rappelons que les Infirmières ont un décret de Compétences (souvent nommés "décret de compétence") figurent au chapitre I (article R 4311), et les règles professionnelles sont dans le chapitre II (article R 4312, à partir de la page 14/20) qui leur permet entre autres d’utiliser des « Activités à visée sociothérapeutique individuelle ou de groupe » (article R. 4311-5), de réaliser un « Entretien individuel et utilisation au sein d’une équipe pluridisciplinaire de techniques de médiation à visée thérapeutique ou psychothérapique » Article R. 4311-7. Tout cela est même repris par l’Ordre des Infirmiers. Et oui, « les médiations thérapeutiques (et par petite extrapolation « les Art-thérapies ») sont bien une prérogative de l’Infirmière. Alors la former ou pas la former ? ; la question devient absurde ! La même analyse pourrait être réalisée pour bien d’autres professions paramédicales.

· Que dire des « représentants d’écoles » qui produisent des ouvrages remplis de techniques « fast food » destinées aux art-thérapeutes du même type ? Parfois même les grandes envolées sur la défense de la profession ont les mêmes auteurs. Comme l’ont dit Jean-Louis Aguilar, Nam Aste et autres l’Art-thérapie est un formidable marché ; il est aussi productif en concepts inutiles qu’en fleuristes (avec comme unique fleur à la vente : les narcisses).

· Le Diplôme d’Etat ?
Là aussi un certain Jean-Louis Aguilar a œuvré avec force et convictions pendant des années… en vain hélas ! Aucune « écoles » ne l’a soutenu ; d’ailleurs quels bénéfices auraient-elles tiré de cela ?

Aujourd’hui, nous assisterons certainement dans une pseudo unité, à un regroupement (de circonstances) de plusieurs organismes pour proposer aux tutelles d’état un programme de formation pour une formation reconnue. Dans cette dynamique, il sera intéressant d’examiner autant les présents que les exclus que cela en termes de personnes représentantes d’écoles que de praticiens reconnus pour leur travaux (accessoirement scientifiques). Les Universitaires, ceux qui enseignent, font de la recherche et pratiquent sur le terrain de l’Art-thérapie, auront-ils une place dans cette dynamique à venir ? Rien n’est moins sûr que cela !

En ce qui concerne le RNCP devenu autant argument de vente que pseudo reconnaissance « officielle ». D’ailleurs ce mot « officiel » apparaît dans certains intitulé et/ou présentation de formation comme un leitmotiv dont la légitimité n’apparaît que dans d’autres leitmotiv tout aussi stériles.

· Transmettre ce que l’on ne connait pas ou bien que l’on est décidé à ignorer est une lapalissade de l’art-thérapie actuelle. Il n’y a plus besoin de « tuer le père » comme nous l’a maintes fois appris la psychanalyse. Le corollaire de tout cela à l’instar des propos de Nam Aste est la médiocrité avec la croyance de découvrir des choses nouvelles mis à jour par des aînés depuis des lustres.

·  « … les facs valident une partie voir tout en validation des acquis professionnels ». Et non, ce n’est pas aussi systématique/simple que cela et devient variable selon les universités mais aussi le diplôme visé.

· « Docteur en Art-thérapie » ; en matière Universitaire (Française) voilà une grande sornette ! Demandez aux possesseurs d’une tel diplôme de vous montrer/voire publier ce document avec son intitulé exact.
Si d’aventure ces personnes ont fait un Doctorat dans une telle filière, elles seront certainement en mesure de vous indiquer dans quelle section (16, 18, 70, etc. ?) du CNU (Conseil National des Universités) se localise cette spécialité de recherche universitaire et s’il existe donc. De même ces personnes-là ont certainement réalisé un travail de Thèse dans « un laboratoire d’Art-thérapie » avec un universitaire Prof. et/ou HDR en Art-thérapie ?
Où sont donc les « vraies recherches » ; celles avec une méthodologie reconnue par la communauté scientifique et publiées dans des revues indexées de qualité ?
Tout cela doit être transparent et étayé sur des documents réels et non sur du désir, des fantasmes, des passions, des raccourcis, des arrangements du réel… pour que l’Art-thérapie devienne quelque chose de reconnu.

· A combien de Congrès, Colloques, Journées, etc. réussissant la même bande de copains, à même de discourir (brillamment, il faut le dire), sur quasi tous les sujets de l’Art-thérapie (Psychopathologie de l’Expression inclue) devront nous encore assister pour que quelque chose s’ouvre ? D’un autre côté, d’autres se targuent de réunir plusieurs centaines de participants art-thérapeutes à leurs manifestations avec des intervenants maisons (donc de la même école) et en contrôlant tous les débats ; il en sera peut-être de même pour les recherches futures de ces mêmes acteurs.
Rien ne sort, rien n’entre l’homéostasie est conservée ; ainsi ne soit-il pas !

· Chacun aura noté qu’à part « les bons petits soldats » de chaque institution de formation, fort peu des caciques prennent le risque de s’exprimer/s’exposer réellement en cet endroit. Pourquoi changer ce qui fonctionne bien même dans la cacophonie ?

Le propos sus développé est un ultime écrit tant le paysage des sourds/aveugles et gardiens de temples (mêmes vides) ont fini par lasser l’auteur.

Sources : Jean-Luc Sudres sur le groupe FB ART-THERAPIE

C'est un exercice de style que de rester à portée de l'art thérapeute ordinaire, de son ignardise et de sa médiocrité et de ne pas être abscons... Car dans le microcosme de l'art-thérapie d'aujourd'hui, l'inculture abyssale pour ne pas dire sans fond, est désormais le standard le plus répandu, quasiment un pré-requis... Aussi soyons simples et ordinaires, puisque tel est le niveau : vulgarisons...

Seuls dans leurs bacs à sable, certains, faisant le jeu du je, érigent des châteaux (de carte ou en Espagne ? Peut-être les deux...), tandis que d'autres dans le cadre (oui, il y a un jeu de mots...) de leurs ateliers, pratiquent le sand play... Si tout les sables coulent entre les doigts plus ou moins de la même manière, en revanche les mains qui jouent avec ne sont pas toutes d'une blancheur éclatante... A l'instar de Coluche qui préconisait de recompter ses doigts après avoir serré certaines mains, il serait précautionneux de vérifier la propreté de celles en lesquelles on dépose certains savoirs. Entendez que je n'évoque ici que l'aspect moral qui comprend l'éthique et la déontologie ; aborder les questions de la maturité, de l'intellect et de la culture générale, ne créerait que désolation et effroi ; un peu comme ces restaurants aux allures rutilantes et classieuses qui seraient assurément moins fréquentés si leurs clients avaient connaissance des pratiques en cours dans les cuisines... 
Encore que... ; quand le client est capable de porter au pinacle de la gastronomie la plus sordide jungle food, on peut se poser la question de la légitimité de tenter une rééducation du goût... Et pourtant c'est ce que nous faisons dans notre démarche de résistance afin de maintenir notre discipline, notre art, au plus haut niveau. 
Car si l'art-thérapie est en passe (ne trouvez-vous pas que le mot est ad hoc ? Moi, si !) de devenir une pantalonnade, une guignolerie, une farce burlesque, une bouffonnerie de grand boulevard..., la responsabilité n'en incombe pas exclusivement aux praticiens ni aux publics, mais également à ceux qui ont pris les commandes des entreprises de santé et des centres de formation ; lesquels ont créé des alliances pour ne pas dire des lobby, qui contrôlent désormais le marché et seront certainement à l'origine des futures dispositions qui encadreront la profession... Il est des mariages sur lesquels Junon, en l'honneur de laquelle le mois de juin se nomme ainsi, ne devrait pas veiller, tant ils augurent de funestes futurs...

Mais juin est aussi le mois des appels ; à cotisation pour les uns, à se soulever pour d'autres... (le pluriel n'étant ici que par pure élégance sémantique). N'oublions pas, camarades, de célébrer le 18 avec la déférence que l'on doit aux empereurs (ou à Iznogoud qui voulait être calife à la place du calife ; et quand il n'y a pas de calife, ça s'appelle une auto-proclamation ! ). Au "pouvoir sur...", j'ai toujours préféré le "pouvoir de..." ; mais, nous n'avons pas tous les mêmes valeurs, n'est-ce pas ?
Tous regardent en l'air, cherchant des yeux dans le brouillard artificiel diffusé par les enfumeurs professionnels, une icône à adorer, un maître, un saint Dik à (désolé, je n'ai pas pu m'empêcher...), qui leur indiquera une direction à suivre, qui leur promettra un avenir qui leur assurera la protection et les représenteront moyennant monnaie, sans jamais regarder la vérité sous leurs pieds, là où l'art-thérapie agonise, piétinée par celles et ceux-là mêmes qui disent la servir et la défendre tout en psalmodiant à l'envi le nom de leurs écoles tels des mantras, espérant sans doute obtenir un Graal qui n'existe pas, tandis que leurs "maîtres" , eux en récitent un tout autre à voix basse et en se frottant les mains, à défaut de les laver : Vi Veri Veniversum Vivus Vici.
Ite missa...

Sources : Nam Asté du groupe FB ART-THERAPIE 

samedi 8 juin 2019

GRA n°2 Art-thérapies sans frontières

Groupes de Recherche ARAT

GRA n°2 Art-thérapies sans frontières

Animateur du groupe : Jean-Louis Aguilar

Promouvoir la formation de l’art-thérapie à l’étranger, non plus sous l’antique modèle de la colonisation, ni de la coopération, ni de l’humanitaire mais par un partenariat associatif avec les associations locales.

Art-thérapies au Bénin du 7 au 14 janvier 2019

Art-thérapies à Alger du 7 au 12 avril 2019

Art-thérapies à Barcelone 24 juin 2018


Jean-Louis Aguilar-Anton
art-thérapeute sans frontières

Les Groupes de Recherche ARAT sont réservés aux adhérents de l’ARAT.
Contacts : asso.arat@gmail.com

mardi 4 juin 2019

GRA n°1 Art et Psychanalyse


Groupes de Recherche ARAT

GRA n°1 Art et Psychanalyse

Porteur du projet : Corinne Calvet-Curbaille


Thème : Art et Psychanalyse
Le groupe s’est réuni pour définir les orientations des 14e Rencontres de l' ARAT en 2020.
Nous avons déterminé la date, le lieu, l’argument et la trame de la journée.

Une feuille de route provisoire a été établie.
Le point sera fait lors de la réunion du Bureau ARAT du 7 juin 2019

Les Groupes de Recherche ARAT sont réservés aux adhérents de l’ARAT.
Contacts : asso.arat@gmail.com

mardi 7 mai 2019

Art-thérapies en Algérie


Mme Hassiba Cherabta / Présidente de la SARP, m'a fait l'honneur de m'inviter à la SARP d'Alger pour la première formation sur les Art-thérapies.


Atelier peinture en expression libre pour illustrer la médiation thérapeutique.



Atelier combinatoire écriture, peinture, collage...


Atelier "Dessine-moi ta ville" à Dely Ibrahim !


Atelier "Culture en marche" à la Galerie Espaco d'Alger !


Beaucoup de bons moments qui font de beaux souvenirs !


Le couscous de fin de formation, un moment festif dans la joie et la bonne humeur avec les pionniers de l'art-thérapie algérienne !


5 jours de formation aux art-thérapies :
Les médiations thérapeutiques ou psychothérapies médiatisées
Les médiations artistiques ou art-thérapies
Les médiations corporelles

Jean-Louis Aguilar-Anton
Art-thérapeute sans frontières

dimanche 5 mai 2019

Art-thérapies au Bénin


Avec le Dr Mêmêgnon AWOHOUEDJI / Président de SANUS ONG à Montpellier en 2017.

Lors de notre rencontre nous avons élaboré le projet de ma venu à Cotonou (Bénin) pour une semaine de rencontres autour des art-thérapies.

Et cela, c'est concrétisé du 7 janvier au 14 janvier 2019 lors d'une semaine très intense de visites et de rencontres avec les collègues béninois.

Le sommet de cette semaine d'échanges c'est déroulé le mercredi 9 janvier au service de psychiatrie du CNHU HKM avec une journée de formation pour les professionnelles de la santé mentale.

Programme des conférences :

1. L'atelier théâtre organique à l'ARSEA au CNHUP de Cotonou
 par Alfred FADONOUGBO / Comédien


2. Les Art-thérapies. 
Les médiations thérapeutiques, artistiques, culturelles et corporelles;
par Jean-Louis AGUILAR / Art-thérapeute


3. L'ARSEA, de l'art-thérapie et des ateliers d'expression, une expérience à plusieurs variances.
Quelles orientations et outils à mettre au services des psychothérapies ?
par Sègbédé ALIGBONON / Psychologue clinicienne


4. L'art-thérapie au coeur de la réduction de la demande et des risques liés à l'usage de drogues au CNHUP-C / Bénin
Par le Dr GANSOU Grégoire Magloire / Psychiatre


Une collaboration entre les différents acteurs de la santé mentale à été mise en place avec la création du Comité des Intervenants en Art-Thérapie (CIAT), il réunit les partenaires CNHU, CNHPC, ARSEA, ARAT, SANUS ONG,ABPsy.


Remise des attestations de formation avec le Dr Mêmêgnon Awohouedji cheville ouvrière de l'art-thérapie au Bénin.


Autre moment fort de ma visite, ma participation au Nouvel An de Santé Mentale (NASAM) le samedi 12 janvier.

                                                       Danses traditionnelles

                                                       Une belle rencontre !

Jean-Louis Aguilar-Anton 
Art-thérapeute sans frontières

lundi 11 mars 2019

« Les psychanalystes ont contribué à leur propre déclin »

Elisabeth Roudinesco : « Les psychanalystes ont contribué à leur propre déclin »


TRIBUNE
Elisabeth Roudinesco
Historienne et collaboratrice du « Monde des livres »     

Dans sa tribune au « Monde », l’historienne s’inquiète de la perte d’aura de la discipline et plaide pour un retour à une psychiatrie dite « humaniste ».

Depuis la mort de Jacques Lacan,en 1981, dernier grand penseur du freudisme, la situation de la psychanalyse s’est modifiée en France. Dans l’opinion publique,on ne parle plus que des psys. Autrement dit,le terme de psychanalyse employé par Sigmund Freud en 1896 pour désigner une méthode de cure par la parole centrée sur l’exploration de l’inconscient, et qui, par ex-tension, a donné naissance à une discipline, n’est plus guère différencié d’un ensemble constitué, d’une part, par la psychiatrie(branche de la médecine spécialisée dans l’approche des maladies de l’âme) et, de l’autre, par la psychologie enseignée à l’université (clinique, expérimentale, cognitive,comportementale, sociale, etc.).Quant au terme de psychothérapie – traitement fondé sur la puissance du transfert – il est commun à la psychiatrie, à la psychologie clinique et à la psychanalyse. Les écoles de psychothérapie, qui s’en réclament, se sont développées, tout au long du XXe
siècle, en de multiples appellations : de 400 à 700 dans le monde. Parmi celles-ci : hypnothérapie,Gestalt-thérapie, analyse relationnelle, thérapies comportementales et cognitives (TCC),développement personnel, méditation, etc.On en trouve périodiquement la liste dans les revues de psychologie. Leur caractéristique est de prétendre apporter le bonheur aux personnes en souffrance.


SOUFFRANCES
Soumis à une réglementation depuis mai 2010, les praticiens de ces écoles sont aujourd’hui contraints d’obtenir un diplôme universitaire (master de psychologie clinique)pour utiliser le titre de psychothérapeute. Si ce n’est pas le cas, ils se désignent comme « psycho-praticiens hors cadre ».Il y a aujourd’hui en France 13 500 psychiatres, 27 000 psychologues cliniciens et environ 5 500 psychanalystes, presque tous titulaires d’un diplôme de psychologue clinicien. Le titre de psychanalyste n’étant pas réglementé, seules les écoles psychanalytiques (régies par la loi de 1901) peuvent se prévaloir d’une formation qui repose sur deux critères : avoir été soi-même analysé puis supervisé par un pair pour mener des cures. D'après plusieurs statistiques, 4 millions de Français sont en état de souffrance psychique mais seulement un tiers d’entre eux – dont 70 % de femmes – viennent consulter un psy. De nouvelles définitions ont surgi pour qualifier le malaise qui accompagne la crise des sociétés démocratiques, minées par la précarité, l’inégalité sociale ou la désillusion : dépression, anxiété, stress, burn-out, troubles du déficit de l’attention, TOC, désordres bipolaires ou border-line, dysphories, addictions,etc. Ces termes englobent ce qu’on appelait autrefois les psychoses (folie), les névroses (hystérie et autres variantes), les variations de l’humeur (mélancolie),, les perversions. Aussi bien ces souffrances sont-elles désormais traitées par des psychotropes prescrits autant par des psychiatres que par des généralistes : anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques,consommés de façon extravagante. Dominée par la psychopharmacologie, la psychiatrie – puissante dans tous les Centres hospitalo-universitaires (CHU) – n’a plus l’aura qu’elle avait par le passé puisqu’elle a abandonné l’approche plurielle et dynamique de la subjectivité – psychique, sociale, biologique – au profit d’une pratique reposant sur une description des symptômes : réduction de la pensée à une activité neuronale, du sujet à un comportement et du désir à un taux de sérotonine. En témoignent les différentes versions du
 Manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM) qui annexe comme pathologie la condition humaine elle-même : timidité, peur de mourir, crainte de perdre un travail ou un proche, etc. On ne compte plus le nombre de collectifs qui, à coups de pétitions, contestent ce Manuel et réclament, comme dans le Manifeste pour un printemps de la psychiatrie, publié dans L’Humanité le 22 janvier, un retour à une psychiatrie dite « humaniste ».

Au cœur de ce dispositif, la psychanalyse est entrée dans une interminable phase de déclin.Elle n’est plus portée par le savoir psychiatrique et n’occupe plus la place qui avait été la sienne en France dans la culture littéraire et philosophique depuis les surréalistes jusqu’aux structuralistes en passant par les marxistes et les phénoménologues. Les ouvrages des praticiens sont rédigés dans un idiome peu compréhensible. Destinés à l’entre-soi, ils ne dépassent pas un tirage de 700 exemplaires. En conséquence, les éditeurs de littérature générale ont fermé ou réduit à la portion congrue les collections de psychanalyse qui avaient fleuri pendant trente ans : Seuil, Gallimard, Aubier, Presses universitaires de France, Payot. Les classiques – Freud, Melanie Klein, Sandor Ferenczi, Winnicott, Lacan, Dolto, etc. –, diffusés en poche, continuent à se vendre de façon régulière. Du coup – et à quelques exceptions près – la production contemporaine s’est réfugiée chez Erès, maison d’édition toulousaine, fondée en 1980 et dont les ouvrages et les revues – diffusés à moins de 500 exemplaires – s’adressent à un public de professionnels de la santé mentale, de la pédagogie, de la petite enfance.Aussi bien les psychanalystes sont-ils regardés, désormais, non pas comme des auteurs ou des intellectuels, mais comme des travailleurs de la santé mentale. Répartis en 19 associations où les femmes sont majoritaires, les psychanalystes forment un archipel de communautés qui, bien souvent, s’ignorent entre elles. Ils organisent des colloques, apprécient la vie associative, aiment voyager et vouent une vraie passion à leur métier. L’écart entre les générations s’est accentué au point que toute la clientèle privée est captée par les seniors, âgés de 60 à 85 ans, au détriment des jeunes (30-40 ans) qui travaillent pour de bas salaires, dans des institutions de soins (centres médico-psychologiques, centres médico-psychopédagogiques, hôpitaux de jour, etc.) Ces derniers ont de grandes difficultés à financer leur cure. Pour se faire connaître du public, ils créent des sites avec photographies de leurs divans et de leurs fauteuils, prix négociables et liste des thérapies possibles. La clientèle se fait rare : la psychanalyse attire de moins en moins de patients. Mais, paradoxalement, l’attrait pour son histoire, pour ses archives et pour ses acteurs est en hausse,comme si la culture freudienne était devenue un objet muséographique au détriment de sa pratique clinique.Les plus puissantes associations – entre 200 et 800 membres – sont divisées en trois branches : une première (dite freudienne orthodoxe) groupée autour de la Société psychanalytique de Paris (fondée en 1926), une deuxième où se retrouvent toutes les obédiences strictement lacaniennes (créées entre 1981 et 1994) et une troisième, éclectique (1994-2000), qui rassemble toutes les tendances du freudisme.

Attaqués de toutes parts pour leur dogmatisme et leur difficulté à modifier leurs cursus de formation, les psychanalystes ont en outre contribué à leur propre déclin en adoptant majoritairement, depuis 1999, des positions indignes contre le mariage homosexuel, puis en s’affaiblissant dans des querelles interminables sur l’autisme. Humiliés par le succès des immondes brûlots contre Freud, ils ont déserté les batailles publiques, méprisant toute entreprise qui chercherait à les critiquer. Auteur d’une enquête sur L’Autodestruction du mouvement psychanalytique (Gallimard, 2014), Sébastien Dupont en a fait les frais : « Dès qu’on émet une critique, on tombe sous le joug d’un chantage à l’antifreudisme. »
Enfin, nombre de psychanalystes se livrent périodiquement, dans des médias de mauvais goût, à leur sport favori : allonger sur le divan les hommes politiques. Emmanuel Macron est désormais leur cible préférée : « Il n’a pas résolu son œdipe, il a épousé sa mère, il n’a pas de surmoi, il est narcissique. »

TERRITOIRE
Pendant des décennies, la psychanalyse a été enseignée dans des départements de psychologie au titre d’une approche psychopathologique du psychisme. Attaché à un enseignement de la discipline hors des écoles psychanalytiques, Roland Gori, aidé par Pierre Fédida (1934-2002), a occupé, jusqu’en 2009, une place majeure dans la formation des cliniciens d’orientation freudienne, notamment par le recrutement d’enseignants-chercheurs au sein de la 16e section du Conseil national des universités (CNU). Hélas, ses héritiers n’ont pas réussi, comme lui, à se faire respecter par leurs adversaires, lesquels veulent désormais les chasser de leur territoire, au nom d’une prétendue supériorité scientifique de la psychologie. Et ils profitent de la prochaine fusion entre Paris V-Descartes et Paris VII-Diderot pour agir en ce sens. C’est ainsi que l’UFR d’Etudes psychanalytiques de Paris VII-Diderot, immense bastion freudien fondé en 1971 – 36 titulaires, 270 doctorants, de nombreux chargés de cours, 2 000 étudiants – est désormais menacé de disparition.
Trois professeurs de la 16e section du CNU ont démissionné de leur poste en affirmant que plus aucune approche dynamique et humaniste n’était possible dans le cadre d’une évolution scientiste de la psychologie (lettre du 21 décembre 2018). Une fois encore, un collectif a dénoncé une tentative de meurtre de la psychanalyse. Une fois encore,des appels au sauvetage se multiplient.

Il faut dire que si les enseignements cliniques de Paris-VII sont d’un excellent niveau et que des colloques obtiennent un franc succès – comme les EG-psy-radicalisation sur le djihadisme (18 décembre 2017) – il n’en va pas de même des tentatives de « modernisation » de la psychanalyse à coups de« queer » et de « décolonial ».
. Comment ne pas se tordre de rire à l’annonce d’un tel programme (15 décembre 2017) ? :
« Si donc la psychanalyse se positionne comme l’envers de la raison cartésienne (…) dans quelle mesure saisit-elle l’ethnocentricité de ses propres outils ? »
Ou encore :
« Qu’apporte la considération du genre et de la colonialité à la psychanalyse,dans sa conception des rapports de minorisation et d’altérisation ? »
Il ne faut pourtant pas désespérer quand on sait que des milliers de cliniciens français, formés dans le sérail d’un freudisme intelligent,consacrent leur temps à soigner des enfants en détresse, des malades mentaux en perdition ou des familles meurtries.

ÉLISABETH ROUDINESCO
 Historienne (HDR), chercheuse associée à l’UFR GHES-Paris-VII- Diderot et collaboratrice au « Monde des livres ». Dernier ouvrage paru :
Dictionnaire amoureux de la psychanalyse (Plon-Seuil, 2017).

Sources :
https://www.academia.edu/38311182/E.Roudinesco_Les_psychanalystes_ont_contribu%C3%A9_%C3%A0_leur_propre_d%C3%A9clin_Le_Monde_02_2019


Art-thérapies à la SARP d'Alger


L'association SARP a le plaisir de vous annoncer l'organisation d'une formation intitulée: "Art-Thérapies", au profit des professionnels de la santé; psychologues, psychiatres, orthophonistes, médecins, éducateurs, ergothérapeutes et les artistes peintres
Une session de 5 jours animée par:
Jean-Louis Aguilar, Enseignant et Formateur en Art-thérapies, Médiations thérapeutiques, artistiques et culturelles et Président de l’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)
Du 07 au 11 avril 2019, de 09h00 à 16h30
au siège de la SARP, Dely Ibrahim, Alger

prix: 28 000 DA
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Accueil – information – inscription, du samedi au jeudi de 9 h à 16h30
TEL/FAX : 023.24.14.25 TEL Portable : 0558 60 62 25.
E-mail : cfpsarp@gmail.com Site : www.sarpsy.com
SARP_Villa N 27, rue du Boulodrome, Dely Ibrahim, Alger.

mercredi 27 février 2019

Séminaire intensif des art-thérapies à PsyArtFormation

4 journées d’initiation, de perfectionnement et de réflexion à l’art-thérapie 

Du lundi 8 juillet au jeudi 11 juillet 2019

Contact : Mylène BERGER - Tél. : 06 83 31 23 16
9 Ter rue des Pattes - 71100 Chalon-sur-Saône
A 10 mn à pied de la gare
Mail : contact@psyartformation.com


Pensez l’art-thérapie autrement !
Avec Jean-Louis Aguilar / Art-thérapeute


Formation ouverte aux professionnels de la santé, du social et du médico-social, de la thérapie et de l’art, aux étudiants en art-thérapie et en psychologie… et aussi aux art-thérapeutes, aux danse-thérapeutes, aux dramathérapeutes, aux musicothérapeutes.

1e journée :
« Médiations thérapeutiques ou psychothérapies médiatisées»

9h30-12h
1. Histoire de l’Art-thérapie :
Regards croisés avec l’art des fous, l’art brut, l’art psychopathologique, la psychopathologie de l’expression… et l’art-thérapie.

2. Présentation de productions de patients de mon atelier d’art-thérapie.
« L’art psychopathologique préféré à l’Art Brut ! »

12h-13h30 Pause-repas 

13h30-17h
3. Atelier de peinture en expression libre + débriefing 

4. Cours : 
« De la clinique à la mise en place d’un dispositif art-thérapeutique »
Utilisation des médiations thérapeutiques, artistiques et culturelles.
Eclairage sémantique sur les concepts :
De création et de créativité, d’esthétique et de beau, d’œuvre d’art et de production de l’intime…

2e journée :
« Médiations artistiques ou art-thérapies »

1. Cours « Médiations artistiques »

2. Atelier « dessine-moi ta ville » + débriefing

3. La question de l’exposition en art-thérapie

12h-13h30 Pause-repas 

4. L’image, la photographie.

5. Atelier « Tronches de vie » + débriefing

3e journée :
« Les médiations culturelles »

1. Cours  « Médiations culturelles »

2. Atelier  « Visite d’un musée »

12h-13h30 Pause-repas 

3. Atelier « Café des Arts » + débriefing
Utilisation du groupe de parole

4. Atelier d’écoute musicale + débriefing

4e journée :
« La Médiation corporelle »
« La question du corps en psychothérapie »

1. 2 vignettes cliniques sur ma prise en charge de patients en ateliers thérapeutiques

2. La question de l’impasse thérapeutique

3. Introduction à la psychosomatique relationnelle

12h à 13h30 Pause-repas 

4. Atelier de relaxation + débriefing

5. Film « Les étonnantes vertus de la Méditation »

6. Apports des neurosciences : l’épigénétique

7. Atelier de relation d’aide et de relaxation + débriefing
Techniques de relaxation, de cohérence cardiaque et de méditation

8. Bilan des 4 journées

Formateur : Jean-Louis Aguilar

Horaires de la formation de 9h30 à 12h et 13h30 à 17h
Soit 6 heures par jour

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Matériels nécessaires pour le séminaire d’art-thérapie : 

Atelier « Tronches de vie » :
Apporter votre appareil photo ou Smartphone

Atelier de Médiation corporelle :
Apporter votre tapis de sol pour la relaxation (coussins, zafou…)

 Renseignements : asso.arat@gmail.com