lundi 11 mars 2019

« Les psychanalystes ont contribué à leur propre déclin »

Elisabeth Roudinesco : « Les psychanalystes ont contribué à leur propre déclin »


TRIBUNE
Elisabeth Roudinesco
Historienne et collaboratrice du « Monde des livres »     

Dans sa tribune au « Monde », l’historienne s’inquiète de la perte d’aura de la discipline et plaide pour un retour à une psychiatrie dite « humaniste ».

Depuis la mort de Jacques Lacan,en 1981, dernier grand penseur du freudisme, la situation de la psychanalyse s’est modifiée en France. Dans l’opinion publique,on ne parle plus que des psys. Autrement dit,le terme de psychanalyse employé par Sigmund Freud en 1896 pour désigner une méthode de cure par la parole centrée sur l’exploration de l’inconscient, et qui, par ex-tension, a donné naissance à une discipline, n’est plus guère différencié d’un ensemble constitué, d’une part, par la psychiatrie(branche de la médecine spécialisée dans l’approche des maladies de l’âme) et, de l’autre, par la psychologie enseignée à l’université (clinique, expérimentale, cognitive,comportementale, sociale, etc.).Quant au terme de psychothérapie – traitement fondé sur la puissance du transfert – il est commun à la psychiatrie, à la psychologie clinique et à la psychanalyse. Les écoles de psychothérapie, qui s’en réclament, se sont développées, tout au long du XXe
siècle, en de multiples appellations : de 400 à 700 dans le monde. Parmi celles-ci : hypnothérapie,Gestalt-thérapie, analyse relationnelle, thérapies comportementales et cognitives (TCC),développement personnel, méditation, etc.On en trouve périodiquement la liste dans les revues de psychologie. Leur caractéristique est de prétendre apporter le bonheur aux personnes en souffrance.


SOUFFRANCES
Soumis à une réglementation depuis mai 2010, les praticiens de ces écoles sont aujourd’hui contraints d’obtenir un diplôme universitaire (master de psychologie clinique)pour utiliser le titre de psychothérapeute. Si ce n’est pas le cas, ils se désignent comme « psycho-praticiens hors cadre ».Il y a aujourd’hui en France 13 500 psychiatres, 27 000 psychologues cliniciens et environ 5 500 psychanalystes, presque tous titulaires d’un diplôme de psychologue clinicien. Le titre de psychanalyste n’étant pas réglementé, seules les écoles psychanalytiques (régies par la loi de 1901) peuvent se prévaloir d’une formation qui repose sur deux critères : avoir été soi-même analysé puis supervisé par un pair pour mener des cures. D'après plusieurs statistiques, 4 millions de Français sont en état de souffrance psychique mais seulement un tiers d’entre eux – dont 70 % de femmes – viennent consulter un psy. De nouvelles définitions ont surgi pour qualifier le malaise qui accompagne la crise des sociétés démocratiques, minées par la précarité, l’inégalité sociale ou la désillusion : dépression, anxiété, stress, burn-out, troubles du déficit de l’attention, TOC, désordres bipolaires ou border-line, dysphories, addictions,etc. Ces termes englobent ce qu’on appelait autrefois les psychoses (folie), les névroses (hystérie et autres variantes), les variations de l’humeur (mélancolie),, les perversions. Aussi bien ces souffrances sont-elles désormais traitées par des psychotropes prescrits autant par des psychiatres que par des généralistes : anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques,consommés de façon extravagante. Dominée par la psychopharmacologie, la psychiatrie – puissante dans tous les Centres hospitalo-universitaires (CHU) – n’a plus l’aura qu’elle avait par le passé puisqu’elle a abandonné l’approche plurielle et dynamique de la subjectivité – psychique, sociale, biologique – au profit d’une pratique reposant sur une description des symptômes : réduction de la pensée à une activité neuronale, du sujet à un comportement et du désir à un taux de sérotonine. En témoignent les différentes versions du
 Manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM) qui annexe comme pathologie la condition humaine elle-même : timidité, peur de mourir, crainte de perdre un travail ou un proche, etc. On ne compte plus le nombre de collectifs qui, à coups de pétitions, contestent ce Manuel et réclament, comme dans le Manifeste pour un printemps de la psychiatrie, publié dans L’Humanité le 22 janvier, un retour à une psychiatrie dite « humaniste ».

Au cœur de ce dispositif, la psychanalyse est entrée dans une interminable phase de déclin.Elle n’est plus portée par le savoir psychiatrique et n’occupe plus la place qui avait été la sienne en France dans la culture littéraire et philosophique depuis les surréalistes jusqu’aux structuralistes en passant par les marxistes et les phénoménologues. Les ouvrages des praticiens sont rédigés dans un idiome peu compréhensible. Destinés à l’entre-soi, ils ne dépassent pas un tirage de 700 exemplaires. En conséquence, les éditeurs de littérature générale ont fermé ou réduit à la portion congrue les collections de psychanalyse qui avaient fleuri pendant trente ans : Seuil, Gallimard, Aubier, Presses universitaires de France, Payot. Les classiques – Freud, Melanie Klein, Sandor Ferenczi, Winnicott, Lacan, Dolto, etc. –, diffusés en poche, continuent à se vendre de façon régulière. Du coup – et à quelques exceptions près – la production contemporaine s’est réfugiée chez Erès, maison d’édition toulousaine, fondée en 1980 et dont les ouvrages et les revues – diffusés à moins de 500 exemplaires – s’adressent à un public de professionnels de la santé mentale, de la pédagogie, de la petite enfance.Aussi bien les psychanalystes sont-ils regardés, désormais, non pas comme des auteurs ou des intellectuels, mais comme des travailleurs de la santé mentale. Répartis en 19 associations où les femmes sont majoritaires, les psychanalystes forment un archipel de communautés qui, bien souvent, s’ignorent entre elles. Ils organisent des colloques, apprécient la vie associative, aiment voyager et vouent une vraie passion à leur métier. L’écart entre les générations s’est accentué au point que toute la clientèle privée est captée par les seniors, âgés de 60 à 85 ans, au détriment des jeunes (30-40 ans) qui travaillent pour de bas salaires, dans des institutions de soins (centres médico-psychologiques, centres médico-psychopédagogiques, hôpitaux de jour, etc.) Ces derniers ont de grandes difficultés à financer leur cure. Pour se faire connaître du public, ils créent des sites avec photographies de leurs divans et de leurs fauteuils, prix négociables et liste des thérapies possibles. La clientèle se fait rare : la psychanalyse attire de moins en moins de patients. Mais, paradoxalement, l’attrait pour son histoire, pour ses archives et pour ses acteurs est en hausse,comme si la culture freudienne était devenue un objet muséographique au détriment de sa pratique clinique.Les plus puissantes associations – entre 200 et 800 membres – sont divisées en trois branches : une première (dite freudienne orthodoxe) groupée autour de la Société psychanalytique de Paris (fondée en 1926), une deuxième où se retrouvent toutes les obédiences strictement lacaniennes (créées entre 1981 et 1994) et une troisième, éclectique (1994-2000), qui rassemble toutes les tendances du freudisme.

Attaqués de toutes parts pour leur dogmatisme et leur difficulté à modifier leurs cursus de formation, les psychanalystes ont en outre contribué à leur propre déclin en adoptant majoritairement, depuis 1999, des positions indignes contre le mariage homosexuel, puis en s’affaiblissant dans des querelles interminables sur l’autisme. Humiliés par le succès des immondes brûlots contre Freud, ils ont déserté les batailles publiques, méprisant toute entreprise qui chercherait à les critiquer. Auteur d’une enquête sur L’Autodestruction du mouvement psychanalytique (Gallimard, 2014), Sébastien Dupont en a fait les frais : « Dès qu’on émet une critique, on tombe sous le joug d’un chantage à l’antifreudisme. »
Enfin, nombre de psychanalystes se livrent périodiquement, dans des médias de mauvais goût, à leur sport favori : allonger sur le divan les hommes politiques. Emmanuel Macron est désormais leur cible préférée : « Il n’a pas résolu son œdipe, il a épousé sa mère, il n’a pas de surmoi, il est narcissique. »

TERRITOIRE
Pendant des décennies, la psychanalyse a été enseignée dans des départements de psychologie au titre d’une approche psychopathologique du psychisme. Attaché à un enseignement de la discipline hors des écoles psychanalytiques, Roland Gori, aidé par Pierre Fédida (1934-2002), a occupé, jusqu’en 2009, une place majeure dans la formation des cliniciens d’orientation freudienne, notamment par le recrutement d’enseignants-chercheurs au sein de la 16e section du Conseil national des universités (CNU). Hélas, ses héritiers n’ont pas réussi, comme lui, à se faire respecter par leurs adversaires, lesquels veulent désormais les chasser de leur territoire, au nom d’une prétendue supériorité scientifique de la psychologie. Et ils profitent de la prochaine fusion entre Paris V-Descartes et Paris VII-Diderot pour agir en ce sens. C’est ainsi que l’UFR d’Etudes psychanalytiques de Paris VII-Diderot, immense bastion freudien fondé en 1971 – 36 titulaires, 270 doctorants, de nombreux chargés de cours, 2 000 étudiants – est désormais menacé de disparition.
Trois professeurs de la 16e section du CNU ont démissionné de leur poste en affirmant que plus aucune approche dynamique et humaniste n’était possible dans le cadre d’une évolution scientiste de la psychologie (lettre du 21 décembre 2018). Une fois encore, un collectif a dénoncé une tentative de meurtre de la psychanalyse. Une fois encore,des appels au sauvetage se multiplient.

Il faut dire que si les enseignements cliniques de Paris-VII sont d’un excellent niveau et que des colloques obtiennent un franc succès – comme les EG-psy-radicalisation sur le djihadisme (18 décembre 2017) – il n’en va pas de même des tentatives de « modernisation » de la psychanalyse à coups de« queer » et de « décolonial ».
. Comment ne pas se tordre de rire à l’annonce d’un tel programme (15 décembre 2017) ? :
« Si donc la psychanalyse se positionne comme l’envers de la raison cartésienne (…) dans quelle mesure saisit-elle l’ethnocentricité de ses propres outils ? »
Ou encore :
« Qu’apporte la considération du genre et de la colonialité à la psychanalyse,dans sa conception des rapports de minorisation et d’altérisation ? »
Il ne faut pourtant pas désespérer quand on sait que des milliers de cliniciens français, formés dans le sérail d’un freudisme intelligent,consacrent leur temps à soigner des enfants en détresse, des malades mentaux en perdition ou des familles meurtries.

ÉLISABETH ROUDINESCO
 Historienne (HDR), chercheuse associée à l’UFR GHES-Paris-VII- Diderot et collaboratrice au « Monde des livres ». Dernier ouvrage paru :
Dictionnaire amoureux de la psychanalyse (Plon-Seuil, 2017).

Sources :
https://www.academia.edu/38311182/E.Roudinesco_Les_psychanalystes_ont_contribu%C3%A9_%C3%A0_leur_propre_d%C3%A9clin_Le_Monde_02_2019


Art-thérapies à la SARP d'Alger


L'association SARP a le plaisir de vous annoncer l'organisation d'une formation intitulée: "Art-Thérapies", au profit des professionnels de la santé; psychologues, psychiatres, orthophonistes, médecins, éducateurs, ergothérapeutes et les artistes peintres
Une session de 5 jours animée par:
Jean-Louis Aguilar, Enseignant et Formateur en Art-thérapies, Médiations thérapeutiques, artistiques et culturelles et Président de l’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)
Du 07 au 11 avril 2019, de 09h00 à 16h30
au siège de la SARP, Dely Ibrahim, Alger

prix: 28 000 DA
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Accueil – information – inscription, du samedi au jeudi de 9 h à 16h30
TEL/FAX : 023.24.14.25 TEL Portable : 0558 60 62 25.
E-mail : cfpsarp@gmail.com Site : www.sarpsy.com
SARP_Villa N 27, rue du Boulodrome, Dely Ibrahim, Alger.

mercredi 27 février 2019

Séminaire intensif des art-thérapies à PsyArtFormation

4 journées d’initiation, de perfectionnement et de réflexion à l’art-thérapie 

Du lundi 8 juillet au jeudi 11 juillet 2019

Contact : Mylène BERGER - Tél. : 06 83 31 23 16
9 Ter rue des Pattes - 71100 Chalon-sur-Saône
A 10 mn à pied de la gare
Mail : contact@psyartformation.com


Pensez l’art-thérapie autrement !
Avec Jean-Louis Aguilar / Art-thérapeute


Formation ouverte aux professionnels de la santé, du social et du médico-social, de la thérapie et de l’art, aux étudiants en art-thérapie et en psychologie… et aussi aux art-thérapeutes, aux danse-thérapeutes, aux dramathérapeutes, aux musicothérapeutes.

1e journée :
« Médiations thérapeutiques ou psychothérapies médiatisées»

9h30-12h
1. Histoire de l’Art-thérapie :
Regards croisés avec l’art des fous, l’art brut, l’art psychopathologique, la psychopathologie de l’expression… et l’art-thérapie.

2. Présentation de productions de patients de mon atelier d’art-thérapie.
« L’art psychopathologique préféré à l’Art Brut ! »

12h-13h30 Pause-repas 

13h30-17h
3. Atelier de peinture en expression libre + débriefing 

4. Cours : 
« De la clinique à la mise en place d’un dispositif art-thérapeutique »
Utilisation des médiations thérapeutiques, artistiques et culturelles.
Eclairage sémantique sur les concepts :
De création et de créativité, d’esthétique et de beau, d’œuvre d’art et de production de l’intime…

2e journée :
« Médiations artistiques ou art-thérapies »

1. Cours « Médiations artistiques »

2. Atelier « dessine-moi ta ville » + débriefing

3. La question de l’exposition en art-thérapie

12h-13h30 Pause-repas 

4. L’image, la photographie.

5. Atelier « Tronches de vie » + débriefing

3e journée :
« Les médiations culturelles »

1. Cours  « Médiations culturelles »

2. Atelier  « Visite d’un musée »

12h-13h30 Pause-repas 

3. Atelier « Café des Arts » + débriefing
Utilisation du groupe de parole

4. Atelier d’écoute musicale + débriefing

4e journée :
« La Médiation corporelle »
« La question du corps en psychothérapie »

1. 2 vignettes cliniques sur ma prise en charge de patients en ateliers thérapeutiques

2. La question de l’impasse thérapeutique

3. Introduction à la psychosomatique relationnelle

12h à 13h30 Pause-repas 

4. Atelier de relaxation + débriefing

5. Film « Les étonnantes vertus de la Méditation »

6. Apports des neurosciences : l’épigénétique

7. Atelier de relation d’aide et de relaxation + débriefing
Techniques de relaxation, de cohérence cardiaque et de méditation

8. Bilan des 4 journées

Formateur : Jean-Louis Aguilar

Horaires de la formation de 9h30 à 12h et 13h30 à 17h
Soit 6 heures par jour

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Matériels nécessaires pour le séminaire d’art-thérapie : 

Atelier « Tronches de vie » :
Apporter votre appareil photo ou Smartphone

Atelier de Médiation corporelle :
Apporter votre tapis de sol pour la relaxation (coussins, zafou…)

 Renseignements : asso.arat@gmail.com

lundi 25 février 2019

Groupes de Recherche ARAT (GRA)

Groupes de Recherche ARAT



GRA n°1 Groupe d’organisation des 14e Rencontres de l’ARAT en 2020

Porteur du projet : Corinne Calvet-Curbaille

Membres du groupe :
Gaëlle Chamboncel / Vice-présidente de l’ARAT
Jean-Louis Aguilar/  Président de l’ARAT

Thème : Art et Thérapie
Le groupe s’est réuni le 22 février pour définir les orientations du Colloque 2020.
Une feuille de route provisoire a été établie.
Le point sera fait lors de la réunion du Bureau ARAT du 7 juin 2019

GRA n°2 Art-thérapies sans frontières

Animateur du groupe : Jean-Louis Aguilar

Promouvoir la formation de l’art-thérapie à l’étranger, non plus sous l’antique modèle de la colonisation, ni de la coopération, ni de l’humanitaire mais d’un partenariat associatif avec les associations locales.
Le président a déjà pris des contacts en Espagne, en Algérie et au Bénin.

GRA n°3 Réflexions sur une ingénierie du métier d’art-thérapeute

Animateur du groupe : Jean-Louis Aguilar

Réfléchir ensemble à la construction du Diplôme d’Etat d’Art-thérapeute (DEA-T) avec la création d’un Syndicat National des Art-thérapeutes et un code de déontologie unique fédérateur de la profession !

Les Groupes de Recherche ARAT sont réservés aux adhérents de l’ARAT.

Jean-Louis Aguilar / Président de l'ARAT

Comité Scientifique de Recherche en Art-Thérapie (CSRA-T)


Le COMITÉ SCIENTIFIQUE de RECHERCHE en ART-THERAPIE 

Le CSRA-T rassemble les adhérents de l'association ARAT, les membres du Bureau de l'association et les animateurs des GRA (Groupe de Recherche ARAT). Il est l'organe interne et le moteur de notre recherche associative.
L’Association de Recherche en Art et Thérapie est une association pluridisciplinaire qui regroupe  des personnes qui s’interrogent sur les questions de l’Art, et en particulier sur l’utilisation de l’Art au service du soin.

L’ARAT se propose de donner la parole aux artistes et aux thérapeutes à parts égales, dans une recherche clinique de l’artistique au thérapeutique.
C’est une association autour des Arts et des Thérapies dans une ouverture au monde sans exclusion, pour une rencontre des possibles.

Les thèmes de recherche sont orientés vers les médiations artistiques, thérapeutiques, culturelles et corporelles :
• Art, Culture et Patrimoine
• Psychiatrie, Psychologie et Psychanalyse (apports cliniques)
• Psychopathologie de l’Expression et Art-Thérapie
• Psychothérapies médiatisées, Psychothérapie institutionnelle, etc…

Ce réseau  autour des Arts et des Thérapies n’a d’autre ambition que le partage des savoirs, la convivialité pour l’amour de l’Art et la passion de la Thérapie !

Les GRA pour l'année 2019 :

GRA n°1. Groupe d’organisation des Rencontres de l'ARAT
GRA n°2. Art-thérapies sans frontières
GRA n°3. Réflexions pour une ingénierie du métier d'art-thérapeute.

D'autres groupes peuvent voir le jour suivant l'investissement créatif des adhérents !

Le CSRA-T est réservé aux adhérents à jour de leur cotisation, mais toute personne qui le souhaite peut y participer en adhérant le jour de la réunion !

Infos complémentaires  par mail : asso.arat@gmail.com

dimanche 20 janvier 2019

La créativité : pour aller mieux et rester en bonne santé !

Conférence Béziers Plaisir 
le Vendredi 25 janvier 2019
De 18H à 20H
Maison de la Vie Associative de Béziers
SALLE N° 2

De l'objet transitionnel à la créativité !

Que se passe-t-il à la soixantaine ?
Nous entendons parler souvent de la crise de la quarantaine, mais quels sont les remaniements  tant physiques que psychiques qui sont à l’œuvre après 60 ans ?

Le départ du monde du travail pour une nouvelle vie, nous fait entrer de plein pied dans le monde des seniors, des retraités et des personnes du 3e âge.

Aujourd’hui, j’oriente mes recherches dans les domaines de la créativité et des neurosciences.
La créativité influence notre mode de perception et donne un sens à notre existence. 
Elle contribue à nous enrichir et favorise notre épanouissement personnel.

Qu’est-ce que la créativité, la création, l’art, l’esthétique… ?

Nous verrons aussi à l'aune des neurosciences, l'impact de la créativité sur la santé et la plasticité neuronale.
Comment les arts, la danse, la musique, la méditation, le sport, la pétanque, la randonnée… contribuent à ralentir le vieillissement tant physique que mental en ayant un impact direct sur notre santé et notre ADN !

L’intérêt de pratiquer des activités à Béziers Plaisir* lorsque l’on est retraité pour garder son corps en mouvement, son esprit alerte  et prévenir différentes pathologies (en particulier les troubles musculo-squelettiques, les rhumatismes, les dépressions et les maladies neuro-dégénératives…)

Anima sana in corpore sano ! Un esprit sain dans un corps sain !

Et toujours, sans oublier le plaisir !

Conférencier : 
Jean-Louis AGUILAR  
IDE de l’Hôpital Général de Béziers de 1986 à 2016
Art-thérapeute en Psychiatrie UBP de 1996 à 2016
Psychothérapeute au CMP de 2012 à 2016
Chargé de cours pour l’art-thérapie des universités de Toulouse (France) et de Gérone (Espagne)
Président de l’Association de Recherche en Art et Thérapie (ARAT)
Directeur de recherche associative au Comité Scientifique de Recherche en Art-thérapie (CSRA)


*Béziers Plaisir, association biterroise créée par Georges Chevillot.
 

lundi 31 décembre 2018

La transmission en art-thérapie est-elle encore possible ?

13e RENCONTRES DE L’ARAT

Samedi 23 mars 2019 
Maison de la Vie Associative de Béziers

L’Association de Recherche en Art et Thérapie

Vous propose le Colloque4 :

La transmission en art-thérapie est-elle encore possible ?


Argument : 

Nous arrivons à la croisée des chemins !
Une génération (environ 40 ans) sépare les pionniers de l’art-thérapie du XXe siècle de la nouvelle génération d’art-thérapeutes du XXIe siècle.

Comment la transition et la transmission sont-t-elles possible, alors qu’il y a une génération absente entre les deux générations dont nous venons de parler ?

Comment les « vieilles branches de l’art-thérapie » ont-elles préparé le passage de témoin aux « jeunes pousses de l’art-thérapie » ?

Comment l’art-thérapie peut-elle s’enraciner dans le soin, la clinique, la recherche et l’évaluation qui lui permettront de s’intégrer à part entière dans l’équipe médicale et paramédicale ?

Comment l’art-thérapie peut-elle échapper à la marchandisation dont elle fait l’objet dans notre société de consommation ?
Avec comme corollaire le danger que nous fait courir le commerce de l’art-thérapie, le tout thérapeutique et que tout un chacun se déclare thérapeute !

Beaucoup de questions qui seront posées aux différents intervenants.
Un questionnement « vital », nous semble-t-il pour la survie de l’art-thérapie en France.

Jean-Louis Aguilar  / Art-thérapeute et Président de l’ARAT


PROGRAMME :

9h-  Accueil et inscriptions

9h45 Discours d’ouverture des 13e Rencontres de l’ARAT  par M. Jean-Louis Aguilar / Président de l’ARAT

Modérateur : Jean-Louis Aguilar / Art-thérapeute

10h  Back in 1863  
A quoi servirait de se lamenter sur les difficultés de la transmission en art-thérapie, si on les décontextualise  de l’exemple, de l’expérience de celles de l’enseignement de l’art, dont elle n’est qu’une branche ?
150 ans en arrière, le décret de réforme de l’Ecole des Beaux-Arts de 1863, créait un schisme définitif dans l’enseignement de l’art, ne le limitant plus à l’académisme, mais voulant y introduire la notion d’originalité, incompatibles.
Mais dès cette époque, l’originalité elle-même, notion ambigüe, était bien analysée comme d’un coté le pouvoir d’invention inné, et de l’autre la recherche d’innovation pour alimenter la demande du marché de l’art, très compétitif. Ainsi naquit le double circuit, formation classique à la technique solide, et formations indépendantes mais dont les ambiguïtés et la survie économique distillaient encore un saupoudrage de la technique auprès de candidats incertains.
Finalement échecs de toutes ces expériences, en particulier des ateliers ouverts par des grands maîtres (Matisse, Bourdelle, Bauhaus, Beuys…) confrontés à la même incompatibilité.
Il suffit de transposer dans notre époque. Soin classique, ou bien-être, coaching, happy. Marché de la formation, lui-même en écho à ce qui se passe dans le monde de l’art contemporain.
Certes on peut proposer de l’art-thérapie, mais quel est le niveau des différentes demandes, et comment l’élever ?

Dr François Granier
Président d’honneur SFPE-AT
CHU Toulouse

11h Transm’être
Le Carrefour des Expressions est une unité de thérapie médiatisée intersectorielle existant depuis 20 ans dans un hôpital psychiatrique.
La transmission s’y décline sous différents versants  que nous allons aborder en les illustrant avec des extraits vidéos.
Depuis sa création, bien que les soignants.es.  se soient succédés.es., l’esprit du carrefour des expressions est toujours présent.
La transmission existe aussi entre soignantes et intervenants artistiques, certains profitant de l’expérience des autres pour s’aventurer dans des domaines qu’ils ne connaissaient pas encore.
Dans la pratique des ateliers, l’équipe s’attache à transmettre un partage des connaissances en lien avec le média utilisé, et aussi, par la création d’expériences interactives, le dépassement et l’apaisement des souffrances psychiques.
Grâce aux représentations en public, aux expos, aux concerts, nous proposons un partage de ces expériences, créant du lien social porteur d’une transformation des regards.

Docteur Michèle BAREIL-GUERIN, psychiatre, médecin fondatrice du Carrefour des expressions.
Médecin chef de secteur 
Céline BASSIGNANI BAPTISTE et Dominique RIBOULET, infirmières arthérapeutes  à Carrefour des Expressions

12h-14h Déjeuner

14h  ZAOUM !
Au milieu des 80’, le Dr Aubin embauche deux artistes muralistes pour réaliser, avec les patients psychotiques, une fresque sur le mur de l’hôpital. S’ensuit l’ouverture de l’Atelier, lieu de pratiques plasticiennes avec une artiste, Me Landivier, et un infirmier, le Dr Aubin en garde la responsabilité. Son départ coïncide avec l’époque de la « rationalisation » et une réorientation en direction du soin. L’Atelier devient « groupe » - socio thérapie pour jeunes psychotiques impliquant plusieurs infirmiers – sans grand succès. S’en est suivi un retour modeste « à la pratique artistique » avec deux ateliers. Projet ? Fermeture annoncée. La « relance » de l’Atelier au début des 2000’ avec l’arrivée d’un psychiatre impliqué se matérialisera par l’ouverture d’un nouvel atelier (lecture/écriture), les artistes intervenants, la collection, l’intellectuel collectif, les expositions collectives. Après le refus de l’injonction « Tout ça à la benne », c’est la guerre plus la résistance opiniâtre. Dernier acte : la dilution occupationnelle douce. Reste l’Atelier d’écriture. Pour peu. Zaoum !

Dr Jean-Philippe Mangeon
Psychiatre, auteur
Marion Arnoux
Artiste intervenante en milieu psychiatrique
Scénographe - Plasticienne

15h Transmissions ou mises en jeu ?
Transmettre n’est-ce pas ressentir une obligation, d’ordre surmoïque, pour la passation de témoins, d’une génération à l’autre ? Mission que se donnent les ainés de porter témoignage de leurs pratiques et de leurs efforts de pensée. Mais est- ce attendu, demandé, souhaité, par leurs successeurs ? Cette formulation est peut-être trop dominée par un idéal du moi non dépourvu d’orgueil, qui peut être mal accepté, voire se bloquer dans un malentendu œdipien.
Mieux vaut d’inventer un praticable intergénérationnel. Mais ce jeu entre générations est –il possible ? Avons- nous encore le goût d’être ensemble, d’échanger nos expériences, de nous risquer à un effort de pensée ? Ou bien faut- il nous soumettre, et encourager nos successeurs à être les exécutants bienheureux  (servitude volontaire ?) des algorithmes ?
A partir de mon expérience j’insisterai sur l’importance pour les pratiques d’expression et d’art-thérapie de formations impliquant  la personne  par des mises en situations expérientielles suivie d’élaborations collectives. Le contraire de l’application algorithmique de protocoles.

Jean Broustra 
Ancien chef de clinique Bordeaux 2  Psychiatre honoraire des hôpitaux
Ancien président des ateliers de l’Art cru et de Asphodèle-les ateliers du pré
Président du groupe Bordelais de psychanalyse  Trait pour trait.
                         
16h  L'art-thérapie a-t-elle un avenir autre que commercial en France ?
Comment pouvons-nous mettre en place une véritable pratique de soin avec ce que l’on nomme aujourd’hui art-thérapie ?

Jean-louis Aguilar / Art-thérapeute

17h- Discours de clôture par M.Jean-Louis Aguilar / Président de l’ARAT

Lieu : MVA Béziers entrée rue Jeanne Jugan

Contacts: Jean-Louis AGUILAR asso.arat@gmail.com
                                                     http://blogarat.blogspot.com

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AFTER ARAT TOUCH


19h - Apéritif ARAT 
Regroupement au Café « Le Cristal », à l’angle des Allées Paul Riquet et de la place de la Citadelle à Béziers.

20h Dîner ARAT
Restaurant « Le Patio » rue Française
Le repas est à la charge du participant, le prix de 30€ (apéritif+repas+vins) est versé à l'inscription au colloque.

                                    Bulletin d’inscription :

Nom :

Prénom :

Profession :

Adresse ……………………………………………………………………….............................

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Tél. :

E-mail :

Inscription au Colloque : 50€*
*L’adhésion de 20€ à l’ARAT pour l’année 2019 est offerte.

Tarif adhérent : 30€

Soirée ARAT : repas  au restaurant 30€ (apéritif, repas et vins compris)

Inscription  au colloque + soirée  = 80€ ou 60€ pour les adhérents

CHÈQUE d'inscription : libellé à Association ARAT, à envoyer avant le 23/02/2019 à 

    M. Jean-Louis Aguilar   
 Association ARAT
 9, rue Julien Imbert
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